Bourgeois - boèmeLe terme a été créé pour remplacer plus précisément l'utilisation du terme « yuppies » qui avait selon Brooks pris une connotation péjorative. La théorie de Brooks est que cette nouvelle classe supérieure est un croisement entre l'idéalisme des années 1960 et les comportements libéraux et individualistes de la période Reagan
Autour des années 1960, une nouvelle forme de bourgeoisie voit le jour, issue du secteur tertiaire. Loin de la figure de l'austère bourgeois, celui-ci est « créatif » et « bohème », et s'il cherche toujours une justification morale, celle-ci est désormais colorée d'écologisme ou de citoyennisme, selon un modèle venu de la côte ouest américaine et de la contre-culture.[1] Elle se cherche alternative, mais son idéologie est en accord avec les mutations du capitalisme et correspond au modèle du néo-libéralisme, dans lequel la propriété n'est plus une valeur fondamentale.[2] En parallèle avec la disparition du lien social, qui ne correspond plus au nouveau modèle bourgeois, la société libérale a alors tendance à se tribaliser. La bourgeoisie essaye de faire croire à sa disparition derrière sa nouvelle allure.
En FranceD'après Pierre Merle, l'expression « Bourgeois-bohème » est apparue en France le 15 juin 2000 dans un article du Courrier international[4]. Ce terme est assez flou. Il a pris cependant en France une valeur plutôt péjorative comme dans la chanson de Renaud Les Bobos, désignant un type de conformisme : des personnes aisées, parisiennes et parisianistes, bien pensantes, de sympathies allant plutôt à la gauche écologiste, ayant de l'affection pour la figure du révolté (Che Guevara, mai 68)[5]. Le terme s'éloigne fortement de son sens original aux États-Unis et on peut affirmer qu'il s'est complètement réinventé en France.
Dans cette optique, on relève la « facilité » entre la « vie bohème » (ne pas se soucier du lendemain, d'argent ni de sécurité) et la position bourgeoise, qui l'offre matériellement. À Paris, ces bobos résideraient dans les arrondissements aisés du centre (IIe, IIIe, IVe, IXe) mais leur venue dans les arrondissements autrefois populaires de l'est (Xe, XIe, XIXe, XXe arrondissements par exemple) y a contribué à une forte hausse du prix de l'immobilier ces dernières années
(cf :Bordeaux, st pierre ? )L'écrivain François d'Épenoux décrit les bobos comme « les nouveaux maîtres de Paris, stars des gazettes et chouchous des pubards, leaders d'opinion et des dîners en ville, nouvelle volaille qui, comme dans la chanson de Souchon, fait l'opinion. [...] Ce sont quelques poignées de vrais bourgeois mais faux bohèmes, connus ou inconnus, fricotant dans la pub, la presse, la musique ou le cinéma, bref, dans des métiers bien, qui prônent leurs idées et prêchent leurs discours avec d'autant plus de légèreté mondaine qu'ils n'en subiront jamais les conséquences, planqués qu'ils sont dans leurs donjons bardés de digicodes.
Le terme gauche caviar désigne, en France, des personnalités se réclamant de la gauche mais très éloignées des milieux populaires. Il est à rapprocher du terme bourgeois-bohème et de l'expression « Avoir le c½ur à gauche mais le porte-feuille à droite ».
Cf : Sex drogue vodka, vespa, ciao, et mini cooper, lunettes de producteur, cheveux dans le vent, Ipod/ iphone /apple, mon relfex numérique.